L’histoire de l’immigration polonaise est étroitement liée à l’histoire des mines du Nord. Dans l’entre-deux-guerres, l’immigration massive d’ouvriers agricoles et de mineurs fait des Polonais la deuxième nationalité étrangère en France après les Italiens. Pour parler de la présence significative de

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Polonais dans les mines, nous choisissons de ré-invoquer un objet issu du « nécessaire des mines », la lampe minière.

« Quand nous avons eu l’idée de ce magasin, j’avais en tête l’idée de raconter ce que nous étions devenus sur cette nouvelle terre d’accueil. Nous étions entourés d’objets et de rituels qui illustraient la difficulté du paysage minier.
Les lampes Marsaut en faisaient partie. Elles incarnaient l’histoire de la mine, et de bon nombre de polonais. Je les ai donc réparé, et orné d’une coiffe plissée comme celle que nous, les cafus, portions. Je voulais rendre lisible un peu de mon histoire, dans cet objet si fort de sens et d’usage. »

D’après une histoire des Lisinki

L’intelligence de cet objet se voit révéler par une collerette, inspirée du firanki, rideaux traditionnels polonais.
C’est une une surface textile qui est plissée pour obtenir des variations de transparence, cette technique, permet ainsi de révéler par un jeu d’ombres, la « cage thoracique », élément technique, narratif et symbolique tiré de la lampe des mines.

L’autre élément symbolique, c’est la réutilisation de la taillette, petit jeton ancré dans le rituel minier qui s’échangeait contre lampe. On y trouvait un matricule pour chaque ouvrier, qui permettait leur recensement quotidien (aussi et surtout, en cas d’accident).
S’il est le lien entre l’ouvrier et la lampe, il est aussi ce qui met en lumière les conditions ouvrières de cette époque, et se comporte comme un interrupteur pour la lampe.

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Type

Lighting