L’immigration portugaise est celle que l’on peut appeler «l’ immigration du silence». Les Portugais, devenus la communauté étrangère la plus nombreuse en 1975, participeront activement à la reconstruction de Paris. Le métro, le RER, et la Tour Montparnasse sont autant de grands chantiers où la main d

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’oeuvre portugaise est inestimable. Et pour cause, le travail est une valeur fondamentale dans la construction de leur identité, loin de toute nécessité d’imposer leur culture d’origine.

« Leur imagination débordante les poussa à tenter des expériences toutes aussi incongrues qu’amusantes. Et ils finirent par construire ensemble un jeu où les valets des cartes à la française côtoyaient la toupie-dé de Luiz. Ils l’appelèrent la Bataille-Rapa."

D’après une histoire des Da Silva

La « bataille rapa » vient replacer durablement la place de cette immigration au sein d’une histoire plus grande qui est celle de la France. C’est la rencontre entre deux jeux populaires : la Rapa, jeu traditionnel du Nord du Tage et le jeu de carte à la française, démocratisé entre autre par les industries de cartes à jouer de la région méridionale.

La Rapa, toupie à quatre faces, illustre symboliquement la possibilité de changer le cours du jeu et donc de l’histoire en attribuant à son adversaire une à trois cartes de sa pile.

Au sein de la bataille, où les joueurs s’affrontent en présentant face visible une carte de leur pile, seules quatre cartes permettent de convoquer la toupie rapa : ce sont « les valets de l’immigration » (métaphore de l’histoire portugaise) qui prennent la place des valets historiques du jeu de carte « Figures de Paris ». Comme ils l’ont été dans l’histoire, ils font aussi partie de ceux qui ont changé (amélioré) le cours de l’histoire.

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